Tiboulen de Planier : une ile de Marseille [ Restauration, Hébergement, mariages, séminaires et plongée ]
Les embrouilles de Planier


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En préface nous vous présentons les participants à cette rédaction interactive :
Le Président de Mer et Soleil Monsieur - BERGERO Aimé
La Gérante du Tiboulen de Planier - Melle DJEMA Sadia
les associés du Tiboulen de Planier - Mr SAVARINO Eric et Mr BELMONTE Jean-Luc

La trame de notre HISTOIRE :
DEJA..., ENSUITE..., COMMENT..., POURQUOI..., ENCORE..., ENFIN...

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Le tampon

Dans la deuxième quinzaine d'octobre, PETRINI remet à Mlle Djema (il lui avait formulé par téléphone qu'elle lui rende visite seule) un modèle de demande de concession (en notre possession) et qui depuis a été accordé à ce demandeur.
Aujourd'hui, en nous penchant sur ce document, notre attention a été attiré par le tampon et la signature sur ce document qui nous fait poser la question suivante : Etait-ce un consultant en charge de présentation du dossier ou la certification extérieure par un commissaire enquêteur acceptant le dossier? Pourquoi et comment?

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Modèle de demande de concession

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Mise en conformité

Dans la lettre du 22 juin 1994, PETRINI nous avait demandé de se mettre en conformité concernant le traitement des eaux usées, les sanitaires, la fosse sceptique toutes eaux, l'épandage et une étude géologique des sols. C'est la société Géocéan (dont le Directeur Général est Pierre Becker) qui a fait cette opération. Nous avons tout le dossier à disposition. Merci à l'équipe de Géocéan et à l'ami Becker d'avoir mené à bien cette opération malheureusement pour nous inutile.
PETRINI nous fait alors savoir que la DIREM (qui s'occupe des normes de pollution) exigeait pour l'île de Planier un "rejet zéro". Pour ce faire, nous avons eu l'idée de nous servir des anciennes citernes d'une capacité de 600 m3. Il demandera alors au service communal de sécurité et d'hygiène de nous adresser une lettre avec un descriptif sur le projet de Planier, lettre que nous avons dans notre dossier du 23 septembre 1994. C'est le 19 décembre 1994 que nous obtenons un avis favorable du service communal au projet des eaux usées après avoir fourni le contrat de la Compagnie de remorquage CHAMBON en novembre 1994. Ce n'était pas fini. PETRINI nous faisait demander par le service communal d'hygiène et de santé de faire vérifier l'étanchéité de ces citernes par le service d'assainissement de la ville de Marseille. C'est suite à une visite avec un ingénieur de l'assainissement Mr BLE , accompagné de M. Dalmas (du service hygiène et santé) avec la pilotine municipale pour visiter ces citernes. Mr Dalmas ingénieur, avait pris soins de demander aux services maritimes de la ville de Marseille l'autorisation d'utiliser cette pilotine. Mr Bergero accompagnait ces responsables sur l'île de Planier. Pour la petite histoire, il faut toutefois signaler que Bergero Aimé est un retraité heureux de l'assainissement... pour ce qui est des eaux usées et des fosses sceptiques (rejet propre) on en reparlera plus tard.
Le 19 décembre 1994, nous avons un accord favorable du service communal de l'hygiène et de la santé pour l'enlèvement des eaux usées. Vous vous rendrez compte plus tard en 1996 qu'on nous demandera la réactualisation de notre contrat avec la compagnie CHAMBON.
C'est à cette époque là que PETRINI nous demande l'agrément du déssalinisateur et nous dirige vers le centre communal d'hygiène et de santé, lequel centre nous dirige vers la Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale - préfecture des Bouches du Rhône.
Début 95, retour à la case départ: Nous sommes dirigés vers le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé de la ville service santé-environnement qui nous demande de retourner auprès du service communal de l'hygiène et de la santé. Nous avons toutes ces correspondances à disposition. Questionnez-nous sur le forum.

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L'île de Sein

La tension est grande, nous commençons à fatiguer. Le 4ème trimestre de cette année 94 nous a pris beaucoup de temps. Un jour de grande fatigue, Bergero qui est allé se reposer voit à la télévision un documentaire sur l'île de Sein où il est expliqué que les vacations avec la terre se font par hélicoptère de la protection civile avec des vents allants jusqu'à force 9 les jours de mauvais temps, que certaines eaux usées sont rejetées à la mer directement, qu'il n'y a pas non plus de réservoirs de rétention d'eaux pluviales comme cela nous avait été demandé par PETRINI . D'ailleurs aujourd'hui on peut en sourire parce que récupérer sur Planier les eaux de pluie des terrasses pour éviter qu'elles se rejettent à la mer .... à première vue c'est ubuesque. Après nous verrons, le roi Ubu n'aura plus rien à y voir. L'île de sein étant équipée d'un déssalinisateur nous avons dès 14h30 appelé la secrétaire de mairie de l'île de Sein pour savoir si leur appareillage de dessalement d'eau de mer avait un agrément Ministère de la Santé comme PETRINI nous l'avait demandé et fait demandé par le service communal d'hygiène. C'est avec beaucoup d'amabilité que cette dame que nous saluons au passage nous avait indiqué la société ayant son siège à Paris, la société SIDEM, société internationale s'occupant d'importants dessalement dans le monde entier et nous expliquant qu'aucuns de leurs déssalinisateurs n'avaient d'agréments pour les membranes à osmose inversée.
Après toutes ces démarches nous avions rencontré un responsable du service communal d'hygiène, lorsque nous lui avions également appris que la Sidem avait mis les désalinisateurs en place sur le Foch notre porte avion, il nous avait dit : << ...pour l'île de Planier ce n'est pas pareil parce que la source d'eau potable est destinés à du public, des humains et que pour le porte avion Foch ce n'est pas pareil, ce sont des marins >> Pas mal non ?! ... Mais le service souhaitant toujours un agrément, nous nous sommes adressés au Ministère de la Santé pour une demande d'agrément. Nous avons le dossier à disposition, mais le Ministère n'a pas su nous indiquer d'agrément pour un déssalinisateur à osmose inversé. Apparemment nous étions sur une voie de garage. D'ailleurs PETRINI l'avait compris puisqu'au bout de 15 mois, courant 1995 il nous avait dit que c'était simplement l'autorisation du passage du tuyau pompant l'eau de mer sur le passage du douanier !!!!!

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Les Toutous

Le 17 nov. 1994 un procès verbal de réunion de la commission communale de sécurité nous est adressé. P.V. N° 93827 du 17.10.94 copie nous est remise : 
AVIS DE LA COMMISSION :
La commission communale de sécurité approuve les observations formulées par la commission technique de sécurité et émet en ce qui la concerne un AVIS FAVORABLE DE PRINCIPE aux dispositions projetées sous réserve de la prise en considération des mesures édictées. COPIE Page 1 , 2 et 3

Vous remarquerez que déjà le représentant de la DDE n'avait pas signé ce document, la DDE disant en réunion informellement que cela leur rendrait service que nous n'ayons pas l'accord de sécurité.
C'était déjà suite à la lettre adressé par PETRINI le 7.11.94 à la DDE .
Il serait intéressant que cette lettre nous soit adressée sur notre forum .... on peut rêver...
Peut-être qu'elle est signée par PETRINI ou M.Féraud
Suite à cette lettre, permettez nous un passage de la réponse de la DDE au service maritime 13 (PETRINI) le 02 mars 95 << ... la situation même de l'îlot son éloignement des cotes, l'absence d'équipement, rendent précaire et dangereuse son utilisation habituel par l'homme. L'accès et l'évacuation des occupants sont liés aux conditions climatiques (vent, état de la mer...) et l'épopée des gardiens du phare du Planier doit ramener à une très grande prudence quant à l'utilisation de cet espace. J'ajoute qu'une une utilisation privative de ce domaine public ne doit pas exclure d'autres utilisations par le public : accès à l'îlot, pêche, plongée...>>
C'est à croire que les pêcheurs et les plongeurs ne font pas partis de la catégorie des hommes. Et quant à nous occupants de l'île depuis le 22.09.92 jusqu'à ce jour dans quelle catégories pouvons nous être classée ? mis à part qu'on nous a présenté comme des hors la loi en pleine illégalité, peut être pensaient ils que nous étions des toutous. Mais attention les toutous mordent, sont pugnaces et deviennent enragés si on les agace.

Nous reprenons la lettre : << C'est pourquoi j'adhère pleinement aux réserves exprimées par les divers services de l'état consultés par vos soins.>> Nous la tenons à disposition.
Il est très important de signaler qu'entre le 7.11.94 lettre du service maritime à la DDE et la réponse de la DDE au service maritime le 2.03.95 ce sont des dates très importantes pour la suite de notre dossier parce que notre dossier de permis de construire est à l'instruction. C'est pendant cette période que le Service maritime fera savoir à l'urbanisme que depuis le début 95 nous sommes sans titre. Pendant cette période j'ai eu l'occasion de revoir Pietri Fernand qui était au courant de cette affaire Planier et qui a cru bon de politisé notre conversation en m'écrivant sur papier à entête de la ville de Marseille lettre référencée avec sa qualité le 15.12.94. Je ne peux m'empêcher d'insérer sa lettre qui était pour moi un cadeau de Noël écrit par un "ami" de plus de 25 ans. 6 ans après je l'ai toujours en travers.

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Nouvel an

Ceci dit nous sommes toujours en période euphorique, nous avons obtenu toutes les autorisations demandées, rencontré des journalistes des télévisions, nous allons déposer le permis de construire. Nous sommes fiers et satisfaits de notre capitaine Pompon. Nous préparons la fin d'année sur l'île de Planier, envisageons avec nos achats de gâter un peu les sacrifiés des fêtes, cette année là c'est l'ami Yves qui sera en compagnie de Didier qui partira pour une longue période, près de 10 mois, sur l'île de Planier.
Capitaine pompon fera une pointe pour le nouvel an, c'est toujours la période difficile. Nous 'montons' de l'eau potable dans des jerricans en complément des 10 tonnes d'eau que nous avait livré le baliseur. Bien-sûr il y a le système débrouille, de récupération d'eau de pluie et le travail de nettoyage qui continue. Mais dans l'ensemble grâce à ces personnes le changement d'année se passera normalement. MERCI.

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Nous profiterons de cette fin d'année pour vous présenter celle qui deviendra plus tard notre associée, notre gérante, et la victime malgré son jeune âge de toute cette affaire.

De la DASS à la porte de la prison 

Sadia DJEMA née le 25 mai 1970 à Haguenau (bas-rhin) et là contrairement à l'enquête nous ne nous tromperons pas comme au tribunal de la 6ème chambre correctionnelle ou elle a été déclarée née en 1968. Ce n'est qu'une petite erreur .... ou nous aurions pu faire jouer la clause de vice forme, mais trop c'est trop, nous avions demandé à notre avocat de ne pas soulever cette erreur.


Sadia DJEMA

Bonjour, c'est Sadia qui prend les commandes pour l'explication de son itinéraire, naissance à l'hôpital de Haguenau, j'y suis resté jusqu'à l'âge de 2 mois. Pour des raisons dont je me doute mais par pudeur je n'en n'est jamais parlé ni à mes vrais parents, ni à mes parents adoptifs, j'ai été placée par la dass dans une famille dont la maman était nourrice agrée, jusqu'à l'âge de 6 ans. Evidement ces personnes je les appelle maman et papa. Je n'ai pas été adoptable puisque mes parents de filiation gardaient contact avec l'assistante sociale.

Bref à 6 ans je " rencontre " mes parents mes frères mes soeurs. Hé oui , du coup nous étions 7 frères et soeurs à essayer de se connaître.

Je croyais enfance normale, scolarité normale, toujours suivie par la même assistance sociale mais plus discrète. Toutes les vacances scolaires sont passées dans ma famille adoptive.
Ma mère utérine décède en 1982, j'ai donc 12 ans. Mon père commence à penser sérieusement à retourner dans son pays, l'Algérie. Ne me posez la question, moi c'est non.

En 1985 je fugue de chez lui, je vais voir un juge pour enfant qui me place provisoirement dans un foyer. Il s'assure que mon père part tout seul en Algérie après s'être fait remboursé mon billet d'avion, et confie ma garde à mon grand frère de sang qui sera mon tuteur jusqu'à ma majorité. C'est à ce moment là que je retourne dans ma famille adoptive le plus souvent possible. Nous avons toujours conservé pendant cette période les liens et les relations.
Merci au gens qui m'ont aidés discrètement à éviter mon départ en Algérie.

Je continue la scolarité jusqu'en 1989, obtention d'un diplôme de secrétaire commercial et obtient mon premier travail, un TUC (travail d'utilité collectif). C'est peu rémunéré mais j'aime, durée deux fois trois mois. Ensuite intérim, et là coup de blues, j'ai 20 ans, je me cherche, je n'accepte plus de conseils, tout le monde m'irrite (aujourd'hui je sais que personne ne me voulais de mal, mais que voulez-vous, ah les jeunes). Je cherche toujours du travail et en 1990 dans le journal DNA je vois : RESTAURANT MARSEILLE CHERCHE AIDE CUISINE CONTRAT QUALIFICATION. J'ai téléphoné, un monsieur avec un accent bizarre me répond gentiment, j'envoie une photo une lettre manuscrite et j'attend. Quinze jours se passent je reçois un télégramme, je n'avais pas le téléphone, APPELEZ RESTAURANT CE SOIR.
A l'heure fixée je rappelle ces gens à l'accents assez sympathique. Ils sont occupés au restaurant et me disent qu'il vont me rappeler dans la cabine dont je leur donne le numéro.
Pas d'appel au bout de 5 minutes, je recompose le numéro pour savoir si ils ne m'avaient pas oubliés. Non ils étaient simplement occupés. Pour ne pas me faire dépenser d'argent ils me rappellent. Aimé prend l'appareil, me demande pourquoi j'ai répondu à l'annonce et d'autre question dans le genre. Apparemment, c'est bon ! Plus qu'une dernière chose, << il y a trois jours j'ai trouvé un petit chat, est ce que je peux l'emmener ?>> Je pense que tout le monde a compris que c'est Aimé BERGERO qui m'a accepté dans son restaurant. Nous allons partir pour un parcours d'abord en contrat de qualification à l'école hôtelière de Bonneveine Marseille. Le but n'était pas de faire de moi une super serveuse mais dans un premier temps être exonéré des charges sociales pour pouvoir exploiter pleinement ces 2 années qui nous avaient été proposées par la législation. Chose faite, 2 ans après je suis toujours là.
J'ai donc continué à mi temps mon apprentissage moi l'alsacienne , apprendre le poisson de Méditerranée, à le griller, servir et le découper et bien-sûr j'ai aussi appris à le manger et l'apprécier. Mon préféré, c'est le rouget. Il est vrai que le Tiboulen de Maïre est très à cheval sur la qualité du poisson acheté. Il m'a fallu du temps pour le comprendre, parce que lorsqu'on vient d'une autre région on ne peut comprendre la difficulté à trouver cette qualité de poisson avec la mer à nos pied. Il m'a fallu du temps pour me faire connaître et apprécier des pêcheurs et de leurs épouses qui vendent le poisson sur la pierre froide (c'est une loi de Colbert) on le rencontrera pénalement plus tard. Je dis que j'ai appris mais cela n'est pas bien dit. C'est Aimé qui m'a communiqué sa passion du poisson mais aussi et là c'est plus grave la passion de Planier. Alors pourquoi en 1992 moi l'alsacienne j'ai adhéré tout de suite à l'idée de Planier.

Peut-être que l'habitude de vivre au bord de l'eau, d'apercevoir tous les soirs depuis ma venue à Marseille le scintillement du phare de Planier, tout de suite après nous prendrons la décision de dire " île de Planier, phare de Marseille ". J'ai appris à connaître et aimer Marseille, sa pluralité, ville d'accueil. Elle ressemble à mon école primaire. J'ai des amis et amies turcs, maghrébins, africains, allemand, marocains, portugais, yougoslaves et français. Lorsqu'on retrouve des sentiments que l'on a eu étant enfant cela donne une impression de continuation. Dans mon parcours le fait de mes origines m'a peut-être donné la facilité des langues, l'allemand on peut dire ma langue maternelle, l'alsacien, l'anglais, et les notions scolaires de l'espagnol que je suis en train de revoir avec Bertrand le fils d'Aimé. C'est sa première année d'espagnol à l'école alors je peux encore l'aider. Après c'est lui qui m'aidera.
Je passe mon permis bateau et le réussi en 1993. Déjà les balbutiements de la paperasse des administrations, et ça on l'apprend pas à l'école !!! C'est à cette époque que je fais la connaissance et que je rencontre beaucoup de personnes pour Planier surtout ceux qui AIMENT le poisson. Je ne les citerai pas, ils se reconnaîtrons. Encore une fois cela ne s'apprend à l'école, c'est l'école de la vie qui vous l'apprend. J'insiste sur l'école et je ne vais pas me répéter mais lorsqu'on vous parle des bonnes causes ou que l'on refait le monde après avoir mangé un poisson et bu une bouteille de vin de cassis du Domaine du Bagnol et que les bonnes causes s'éliminent en même temps que la digestion et les vapeurs d'alcool.....vous comprendrez aisément que je ne peux citer de noms, parce que la liste serai longue d'une part et prendrait trop de votre temps. 
1994 c'est mon année de formation administrative. Demandes, rendez-vous, lettres d'intentions, projets, prévisionnels, correspondances, année laborieuse et instructive mais que de temps passé. Dans l'ensemble je suis satisfaite.
95 l'année la plus importante avec les prémices d'une guerre larvée. Je deviens ouverte au pénal au juridique et au fiscal. Le pénal pas trop sympathique. Le juridique intéressant. Le fiscal c'est pour moi une découverte, je voyais le fisc comme un contrôle, une surveillance, des sanctions mais finalement je me suis rendu compte que les gens du fisc étaient des personnes disponibles pour conseiller, diriger. C'est cette année là que je prend la gérance du Tiboulen de Planier sans salaire et ou je suis nommée gérante du Tiboulen de Maïre avec salaire. Avec mission de développer cette affaire familiale. Bruno le fils d'Aimé né en 1990, j'avais oublié de vous dire qu'Aimé était un vieux père, grandit et devient fort intéressant occupant bien sa maman Marie Christine.
1996, ce qui était en pointillé l'année précédente, deviens réalité. Ce n'est plus l'année des promotions, c'est l'année des convocations. Police, administrations, répression des fraudes, mise en examen, contrôles tout azimut. Le moral en prend un coup, mais je suis prête. Ma plus grosse déception, ma présentation au juge d'instruction, lors de ma mise en examen. 
D'abord on se fait accueillir par un, non c'est une greffière, Aimé et avec moi, il fait les frais du voyage et se fait viré par la greffière, déjà. Ensuite on entre dans le bureau du juge avec mon avocat et j'essaie de faire entrer Aimé avec moi. Le juge refuse en disant : << si je veux entendre Mr BERGERO je le convoquerai >> Bon, on y va sans lui, mais sans l'avocat non plus parce que je sais pas ou il était passé mais je ne l'ai pas entendu. Je pensai qu'aller devant un juge d'instruction voulait dire que l'avocat allait faire des effets de manches. Peut-être influencé par les feuilletons télévisés ou l'on voit tonner l'avocat : << objection votre honneur... !!!>> Alors là je peux vous dire ce n'est pas la réalité, permettez de taire le nom de l'avocat, il se reconnaîtra. En sortant du bureau de Madame le Juge je me suis mise à pleurer sous la pression, l'avocat à essayer de me réconforter en disant :<< on plaidera >> Je crois que c'est ça qui m'a fait pleurer, mais pas de rire. 
1997, encore un contrôle. P.V. de grande voirie loi Colbert , je ne rentrerai pas encore dans le détail, je pense qu'Aimé vous l'expliquera. Je commence à réussir la prise main du Tiboulen.
RENCONTRE AVEC MONSIEUR SERGE BOTEY UN HOMME QUI AIME MARSEILLE 
Il a toujours dit ce qu'il allait faire et il a toujours fait ce qu'il a dit. Il méritait ce clin d'oeil. 
1998, Tribunal Administratif, j'apprend à rédiger un mémoire certainement pas trop bien, rendu dans les délais mais avec le résultat défavorable malgré un faux dans le dossier du service maritime. Mon chiffre d'affaire au Tiboulen est en augmentation.
1999, Consécration, les femmes de pêcheurs sur le port m'appellent Tibouline, un petit salut à toutes, Nana, Domi, Gisèle, Nadia, Ginette, les 2 Maryses, Hélène, Mireille, la maman de Dominique, Berthe, j'en oublie peut être excusez moi. 
Je maîtrise parfaitement l'achat du poisson, mais chiffre d'affaire oblige, j'en mange moins. 
en 2000, cela fait 10 ans au Tiboulen de Maïre, mon chat est toujours avec moi.
Cela fait 8 ans sur l'île de Planier au phare de Marseille et l'apothéose un magnifique cadeau de Noël, quinze mois de prison avec sursis. Je me permets de remercier tout ceux qui de près ou de loin ont participé au cadeau.
Un petit merci, à tous mes clients du Tiboulen de Maïre qui ont su trouver des mots gentils pour me faire supporter l'humiliation de cette sanction. Rendez vous sur le Forum. Je ne baisse pas les bras je ne suis pas une ingrate.

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